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des Entreprises de Coiffure
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3ème colloque des Entreprises de Coiffure

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Un message d’espoir
 
La ministre a cependant loué les mérites de la coiffure en tant que métier d’avenir. « Un métier d’avenir parce qu’il crée de l’emploi, a-t-elle expliqué, parce qu’il favorise la formation professionnelle, et parce qu’il permet à un certain nombre d’entre vous, détenteurs de leur entreprise, de maîtriser leur avenir ». Elle a notamment précisé qu’au cours de l’année 2009, la coiffure n’avait en effet, malgré les conséquences de la crise financière, « quasiment pas détruit d’emploi ». Un message d’espoir en quelque sorte, que le président Franck Provost a pris comme « la reconnaissance de l’importance de notre métier ».
 
 
 
Dans le cadre de son intervention, madame le ministre a également confirmé la mise en place, depuis le vote de la loi le 12 mai 2010, du statut d’EIRL : Entreprise Individuelle à Responsabilité Limitée. Désormais, tout comme les grandes entreprises, les artisans seront, en cas de faillite, protégés de la saisie de leurs biens personnels. Une injustice qu’il était temps de réparer.
 
Prix et service
 
À la suite de madame le Ministre, c’est Daniel Abittan, co-fondateur de Grand Optical, Photo Service et Photo Station, qui a pris la parole. Il était là pour « partager son expérience avec des entrepreneurs qui ont des intérêts communs ». Jamais à court d’idées, l’homme d’affaires lance en effet en 2010 une nouvelle enseigne, Acuitis, qui réunira sous le même nom optique, audition et visagisme. Ce dernier étant depuis longtemps une spécialité des coiffeurs.
 
 

La table ronde qui a suivi, animée par la rédactrice en chef de Coiffure de Paris, réunissait Guillaume Erner, sociologue spécialiste de la mode, Jacques Minjollet, Directeur des Institutions de la Coiffure, Michel Duval, Secrétaire Générale du CNEC, et à nouveau Daniel Abittan. On y a beaucoup parlé de baisse des prix. Guillaume Erner a d'ailleurs attaqué bille en tête en annonçant que « la coiffure sert d'étalon à l'évolution de l'économie ». Selon lui, « on peut mesurer le niveau de vie d'une société par rapport au coût d'une coupe de cheveux ». Pour Daniel Abittan, ce qui compte, c'est « le service d'abord ». Et alors que Guillaume Erner tentait de proposer des moyens pour augmenter la productivité des salons de coiffure, Daniel Abittan s'emportait  en disant qu'appliquer la notion de productivité à un métier de service est une aberration. « Mais ce service a un prix », a-t-il ajouté malicieusement. Le président du CNEC l'a suivi dans cette voie : « la coiffure ne peut pas délocaliser son activité, elle ne peut pas se fabriquer à l'étranger non plus : on en revient donc toujours au service  ».

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